L’essentiel
- Pour comprendre son DPE, lisez deux indicateurs : la consommation d’énergie primaire (kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (kg CO₂/m²/an).
- La classe finale, de A à G, est la plus mauvaise des deux évaluations.
- Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est valable 10 ans ; il doit porter un numéro ADEME à 13 caractères.
- Depuis le 1er janvier 2026, l’électricité est mieux prise en compte (coefficient de 2,3 à 1,9) : une attestation de mise à jour gratuite est disponible.
- En cas d’erreur, contactez le diagnostiqueur, puis son organisme de certification.
Le diagnostic de performance énergétique conditionne aujourd’hui le prix de vente, la possibilité de louer et le montant des travaux à prévoir. Pourtant, ses étiquettes, ses deux indicateurs et ses estimations de coûts restent souvent mal compris. Voici comment comprendre son DPE page par page, avec les seuils officiels et les points à vérifier pour repérer une erreur.
À quoi sert le DPE ?
Le DPE sert à informer le futur locataire ou acquéreur sur les charges énergétiques du logement et à recommander des travaux, selon Service-public.fr. Il est obligatoire pour vendre ou louer, réalisé par un diagnostiqueur certifié, et valable 10 ans s’il a été établi depuis le 1er juillet 2021.
Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025 et doivent être refaits. Le prix du diagnostic n’est pas réglementé : voyez notre article sur le prix du DPE.
Comment lire l’étiquette de son DPE ?
L’étiquette de votre DPE combine deux volets : la consommation d’énergie primaire, en kWh par m² et par an, et les émissions de gaz à effet de serre, en kg équivalent CO₂ par m² et par an. La classe retenue est la plus défavorable des deux : un logement peu consommateur mais chauffé au fioul peut ainsi être déclassé par ses émissions.
Les seuils fixés par le guide officiel des diagnostiqueurs, pour un logement de plus de 40 m² :
| Classe | Énergie primaire (kWh/m²/an) | Émissions (kg CO₂/m²/an) |
|---|---|---|
| A | moins de 70 | moins de 6 |
| B | 70 à moins de 110 | 6 à moins de 11 |
| C | 110 à moins de 180 | 11 à moins de 30 |
| D | 180 à moins de 250 | 30 à moins de 50 |
| E | 250 à moins de 330 | 50 à moins de 70 |
| F | 330 à moins de 420 | 70 à moins de 100 |
| G | 420 ou plus | 100 ou plus |
Les seuils E, F et G sont relevés pour certaines zones climatiques froides au-dessus de 800 m d’altitude. Pour les logements de 40 m² ou moins, des seuils adaptés s’appliquent depuis le 1er juillet 2024.
Énergie primaire, énergie finale : quelle différence ?
L’énergie finale est celle que vous consommez au compteur ; l’énergie primaire inclut l’énergie nécessaire pour la produire et l’acheminer. Le DPE classe les logements en énergie primaire, et c’est pourquoi le coefficient appliqué à l’électricité compte autant.
Ce coefficient est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026. Le ministère de la Transition écologique estime que ce changement fait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire énergétique (classe F ou G), surtout ceux chauffés à l’électricité. Aucun logement ne voit son étiquette se dégrader. Une nouvelle baisse, à 1,7, est prévue au 1er janvier 2027.
Mon DPE date d’avant 2026 : que faire ?
Si votre DPE date d’avant 2026, il reste valable jusqu’à sa date d’expiration. Si votre logement est chauffé à l’électricité, vous pouvez télécharger gratuitement une attestation de la nouvelle étiquette sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, avec le numéro de votre DPE. Cette attestation a la même durée de validité que le DPE qu’elle actualise.
Les 5 points à vérifier sur son DPE
Le ministère publie une fiche « Comprendre mon DPE » qui liste les éléments clés à contrôler :
- Le numéro du DPE : saisissez ce numéro à 13 caractères dans la rubrique « Trouver un DPE » de l’Observatoire de l’ADEME. Sans ce numéro, le DPE n’est pas valable.
- La surface habitable, et la véranda chauffée s’il y en a une : elle peut différer de la surface chauffée.
- L’énergie renseignée pour les 5 usages : chauffage, eau chaude, climatisation, éclairage et auxiliaires.
- La description du logement : isolation des murs, toiture, planchers, menuiseries.
- La description des équipements : chauffage, eau chaude, ventilation.
Le DPE estime aussi une fourchette de coûts annuels d’énergie pour une utilisation standard, et présente un schéma des déperditions de chaleur (toiture, murs, plancher bas, fenêtres, ventilation, ponts thermiques). Ce schéma indique où agir en priorité : voyez nos conseils pour réduire les déperditions d’énergie.
Contester son DPE en cas d’erreur
En cas d’erreur, reprenez d’abord contact avec votre diagnostiqueur. Si vos échanges n’aboutissent pas, la fiche ministérielle prévoit deux recours complémentaires :
- une réclamation auprès de l’organisme de certification du diagnostiqueur, dont le nom figure en bas de la première page du DPE ;
- la médiation de la consommation, gratuite, dont le diagnostiqueur doit vous communiquer les coordonnées.
Le recours à un diagnostiqueur non certifié expose le propriétaire à une amende de 1 500 €, et 3 000 € en cas de récidive, rappelle Service-public.fr.
Que faire d’un mauvais DPE ?
Un DPE classé F ou G fait de votre logement une passoire énergétique : la location devient interdite selon un calendrier précis, et un audit est exigé pour vendre une maison. Nous détaillons les règles pour les propriétaires bailleurs et les travaux pour améliorer son DPE. Pour le bâti ancien, voyez aussi les défis du DPE dans les bâtiments historiques.
Pour des conseils gratuits et indépendants, contactez un conseiller France Rénov’ au 0808 800 700.
FAQ
Le DPE est-il obligatoire pour tous les logements ?
Presque tous. Service-public.fr cite trois exceptions : les logements occupés moins de 4 mois par an, les logements indépendants de moins de 50 m² de surface de plancher, et les monuments historiques classés ou inscrits.
Les coûts estimés sur le DPE correspondent-ils à mes factures ?
Pas forcément. Ils reposent sur une utilisation standard. Vos factures réelles dépendent des prix de l’énergie, de la météo, du nombre d’occupants et de vos habitudes.
Un nouveau changement de calcul est-il prévu ?
Oui. L’arrêté du 19 août 2026 abaisse le coefficient de l’électricité de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027. Les DPE réalisés à partir de cette date l’intégreront automatiquement, les DPE existants restent valables jusqu’à leur date d’expiration, et aucun logement ne verra son étiquette se dégrader.
Récapitulatif
- Numéro ADEME à 13 caractères vérifié sur l’Observatoire
- Surface habitable et énergies des 5 usages contrôlées
- Classe lue sur le double seuil énergie et climat
- Attestation de mise à jour téléchargée si chauffage électrique (DPE d’avant 2026)
- Recours connus : diagnostiqueur, organisme de certification, médiation
Retrouvez nos guides dans la rubrique Énergie.

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