Des champignons qui mangent le plastique

un champignon magique et responsable

Très souvent utilisé pour remplacer le caoutchouc, le bois, certaines peintures ou certains métaux, le polyuréthane (une matière plastique)  ne peut absolument pas être recyclé pour en faire autre chose, ni être détruit totalement.  Mais voilà qu’une découverte pourrait changer cette donne.

Le plastique : une matière compliquée à recycler.

Le polyuréthane est une matière plastique qui remplace très souvent le caoutchouc, des composants dans la peinture ou qui entre dans la composition de certaines matières métalliques. Utilisé pour diminuer les coûts ou augmenter la fréquence de production, cette matière plastique non-recyclable est dans beaucoup d’objet ou pièce autour de nous.

Oui mais voilà, comme beaucoup de matériaux du genre, des études concernant son recyclage n’avait pas été réalisé. Et lorsque les comportements ont commencés à changer – afin d’avoir une éthique plus bio responsable – et que des études ont été menées, les chercheurs se sont vite rendu compte que le polyuréthane n’était pas recyclable en l’état.

Jusqu’à ce qu’une étude de l’Université de Yale change la donne.

Ce que révèle l’étude de Yale

Voilà qu’une découverte pourrait changer cette donne : une équipe de chercheurs de l’Université de Yale a constaté qu’un champignon amazonien pouvait non seulement le manger mais le digérer, selon une étude publiée dans la revue américaine Applied and Environmental Microbiology.

Deux souches de Pestalotiopsis microspora ont révélé un énorme potentiel de dégradation de polyuréthane. L’étudiant Jonathan Russell a identifié l’enzyme secrète du champignon responsable de l’affaiblissement des liens chimiques du polymère.

Ce n’est pas tout : ce champignon est très fort !

La recherche a révélé une deuxième découverte insolite: l’enzyme fonctionne aussi bien en l’absence d’oxygène. Un fait inattendu pour les scientifiques. Le champignon pourrait fonctionner dans les décharges sanitaires. Lieu où une grosse couche de déchets et de terre recouvre généralement les plastiques jetés. Cela diminue l’oxygénation et complique leur décomposition. D’autres tests sont effectués avec des champignons de différentes espèces pour comparer leur potentiel de biodégradation du plastique.

Les plastiques mettent très longtemps à se décomposer dans la nature, par exemple le polyéthylène met près de 50 ans à disparaître. Le PET, servant à produire les bouteilles plastiques, reste jusqu’à 200 ans dans l’environnement.

La découverte d’organismes capables de dégrader le plastique dans les décharges aiderait à réduire les temps de décomposition et ainsi réduire les dommages subis par l’environnement.

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